Coucou

30 nov

Je t’ai un peu délaissé, cher blog. Je suis désolée. Sept mois, c’est long. Je te jure que j’ai essayé de revenir. Je voulais, mais je ne pouvais pas. Au départ, c’était parce que les mots ne sortaient pas, même si les idées étaient là. Puis ce sont ces dernières qui ont disparu dans le néant. Mon cerveau est entré dans le coma.
La cause de cette absence ? L’amour. Ouais je vais pas faire un dessin, c’est génial et ça craint en même temps, trop chelou, lol. Mon cerveau a lâché. La niaiserie a fait tout fait crasher. Voilà. C’est mon excuse. Elle est pas cool mon excuse ? Un peu comme quand t’as séché et que tu dis que t’avais la diarrhée pour pas te faire coller. Tout le monde sait que c’est bidon mais personne va contester. Et comme les motifs d’absence ne prennent jamais plus de deux lignes, je vais simplement la boucler. (putain, y’a tout qui rime, j’ai pas fait exprès, pardon)
Bref, on aura compris, j’ai pété plus haut que mon cul. J’ai cru que j’avais un talent (rires). J’ai cru que ça valait la peine de mettre en ligne des écrits minables pour satisfaire mon égo et me faire croire que j’avais enfin une utilité. Comme tous les trucs que j’ai entrepris ce sont finis de la même façon — c’est-à-dire avec un abandon lâche et silencieux de ma part — je croyais que ce blog, que je tenais depuis, genre, plus d’un mois (miracle t’as vu), allait être l’exception qui confirme la règle. Well, no. De toute façon, c’est même pas un blog, c’est un journal intime pas intime du tout.

Je sais pas trop où je veux en venir avec ce petit billet. Disons que c’est un tir d’essai pour me remettre dans le bain. C’est pour ça qu’il est court et rempli d’excuses. Mais attention, c’est pas des excuses à vous, lecteurs. Je vous aime bien, attention. Je m’excuse auprès de ce blog parce que je l’ai créé pour ensuite l’abandonner. C’est dégueulasse de faire ça, j’ai l’impression d’avoir abandonné mon gosse dans la forêt.
Là je voulais placer un truc rapport à Anne Frank mais en fait, je vais aller dormir.

Asthénie

2 mai

Je suis fatiguée. Fatiguée, fatiguée, fatiguée, fatiguée, fatiguée, fatiguée, fatiguée. FATIGUÉE.

Mes problèmes sont si superficiels. Mes désirs si terre à terre. Mes obstacles si rudimentaires.
J’ai revu mes ambitions à la baisse. On ne peut pas faire plus misérable. Pourtant il m’en faut encore, rien n’est jamais assez médiocre.
Un jour, on voit le bout, tu sais. Moi je suis lasse.

Je voudrais un endroit rien qu’à moi, un petit carré d’herbe. Je t’inviterai et tu n’emporteras pas de cadeau. Le cadeau, ce sera toi. Tu décoreras le petit carré d’herbe comme un joli tapis décore un carrelage. Tu seras le plus précieux des tapis.

Et puis, il y aura la mer. C’est important, la mer. Et les mouettes. Je la veux tout près. J’étouffe, sans elle. Elle me berce, même quand elle est loin. Entends-tu le chant des sirènes ?
Je m’abrutis au son de ta voix. On marche, on ramasse les richesses que la vie a déposé ici et là. Notre fortune est plus importante que jamais. Les villes sont abandonnées. Les églises profanées. Les écoles délaissées. Certains jours, on y revient, un peu comme un pèlerinage. Nous sommes les deux derniers. Nous sommes malheureux.

Le silence m’insupporte. Avant je savais l’apprécier. Depuis que je vis dans l’attente, je le hais. L’ennui aussi, je le hais. L’ennui m’est familier. Je le combattais par le sommeil. Cela ne marche plus. La ruse a été découverte. L’ennui revient me hanter. Chaque instant de ma vie est rempli par des sons.

Je suis pareille que lui. Pourquoi ne puis-je le pénétrer ? Parce que je ne suis pas un homme…
Patience. Je suis trop lasse pour patienter, monsieur. Donnez-moi ce dont j’ai besoin.
- Que cherchez-vous ?
- Je n’ai pas la force de chercher. Je n’ai la force que de désirer.
- Que désirez-vous ?
- Tout.

Ça n’a pas d’effet. Je veux un PUTAIN D’EFFET, C’EST COMPRIS ?! J’ai besoin de ma dose. N’importe quoi pour m’embrumer le cigare. Sans ça, j’avance plus. C’est beaucoup plus beau là-bas. La musique… elle résonne comme elle n’a jamais résonné. Tu peux pas comprendre.
… C’est vrai qu’elle essaie de toucher le fond. Machin avait raison. Il va la laisser s’enfoncer. Ils vont tous la laisser s’enfoncer. C’est ce qu’elle espère. Personne ne peut la sauver à part elle-même. Vivre, ça la fatigue. Laisse-la se fatiguer encore un peu. C’est pour bientôt.

Lui. Il faut qu’il l’aide. Elle l’adore. Elle espère. Mais pas trop. Elle veut juste s’amuser, et si ça devient sérieux, ça sera sérieux. Rien n’est grave. Elle veut vivre, je crois. Mais vivre autrement. Une vie qui la fatigue moins.

Une musique psychédélique. Un ou deux cachets de je-sais-plus-trop-quoi. Je peux de nouveau supporter l’ennui. Tout ce que j’aimais faire avant, je m’en suis lassée. Il ne me reste rien. Je suis juste fatiguée.

Ceci n’est pas un article

1 mai

Je suis immortelle. Oui, je le suis, putain. Je peux tout faire et j’en ai rien à carrer des conséquences. Y’a pas de conséquences. Sauf sur les gens qui m’entourent. Mais je m’en fous de ces gens-là; vous n’êtes que des tas de chairs impotents, sans l’intelligence, l’esprit nécessaire pour apprécier l’art, la musique, le fonctionnement des choses; en résumé, la beauté de ce monde. Je vous hais. Je préfère vous montrer ma supériorité; vous êtes là, m’enviant, projetant peut-être de me faire du mal. Mais vous crevez de jalousie, parce que je ne mourrai jamais. J’en ai rien à foutre du son trop fort dans mes tympans. Ils se répareront. J’en ai rien à foutre de l’écorchure que je me suis faite. Elle se refermera. J’en ai rien à foutre de fumer. Ça s’évacuera. J’en ai rien à foutre des petits pétards quotidiens. Ils s’évaporeront. J’en ai rien à foutre de mes petits cocktails de médocs du soir. J’en ai rien à foutre de vouloir être raide 24h/24. J’en ai … RIEN À FOUTRE.

J’me dis que c’est pas grave, que ça dure qu’un temps ces choses-là. Que même si on peut encore voir des cicatrices, ça sera toujours ça de moins à justifier aux gens. Ces gens. Les gens qui t’entourent et qui se posent des questions. Des questions auxquelles il FAUT répondre, même si ça fait mal au cul. Finalement, que tes plaies soient visibles, c’est peut-être pas plus mal. Les réponses sont plus claires comme ça. Et tu vis plus librement. Avec le silence. LE SILENCE.

Je vis dans un aquarium. Plein de gens me regardent et me suivent du doigt. J’ai peur. Mais il y a un doigt qui me rassure. Je veux le suivre. Il s’éloigne, c’est dur de tenir la distance. Je l’ai perdu. Il reviendra. Il m’aime déjà.

Ça me rend heureuse, tu comprends ? Viens pas me dire que c’est un bonheur éphémère connasse. La définition de bonheur elle-même est éphémère. Nique ta race.

Ça me détruit, tu comprends ? Mais je m’en fous. Je le constate, je le vois bien, mais je ne changerai pas. Je me complais là-dedans. Arrête de crier comme ça, tu n’y changeras rien. PUTE.

Je gère tout. Je gère absolument tout. Quand t’as l’impression que je fais de la merde ? En fait j’assure un max. Je gère j’te dis. Crois-moi. Je vais m’en sortir. Je serai heureuse. Loin. Loin de toi. J’veux pas changer pour toi, je partirai avant que tu te rendes compte que tu me pourris la vie. Y’a des gens qui m’aideront. Pas toi.

Quand j’aurai une fille, je lui dédicacerai un bouquin : “Comment devenir un déchet en 4 étapes”. Elle me remerciera et fera tout le contraire. Au moins, j’aurai réussi un truc bien dans ma vie.

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